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 Un soupçon d'Adrénaline.

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Adrénalia Rider Inserra

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SLYTHERIN Ambitious & Nasty - Ancien FireWin


▌. Maison : Serpentard
▌. Nombres de sorts jetés : 17

MessageSujet: Un soupçon d'Adrénaline.   Sam 21 Aoû - 10:00

ADRENALIA RIDER INSERRA
Dragon Rider de Vengéo.





Ame sensible s'abstenir
Va y avoir Carnage.

Même dans la plus grande splendeur, le sombre se terre, attendant son heure.
CARTE D'IDENTITÉ

AGE: 175 ans 15-17 en apparence.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE: New York, Manhattan. En 1820 le 21 Novembre.
NATIONALITÉ: Italiano-Américaine.
SANG: Sang Pur.
ANCIENNE SCOLARITÉ: Elle a passée ses dernières années de scolarité à Vengéo.
PATRONUS: Panthère.
BAGUETTE: A Vengéo on utilise pas de baguette. Elle a donc du s'en acheter une chez Olivander en arrivant là-bas. Il lui en donna une en bois de Houx de 21 centimètre avec incruster de la poudre de dent de Dragon. -qu'elle a prélevée sur son dragon-





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+


    Vendredi 15 Septembre 1835

La journée a été dure, une fois de plus. Les sœur Gemelle n'ont pas arrêter de me donner des ordre du levée jusqu'à leur sommeil. Ce matin, encore dans leur lit, Miss Imana Gemelle, l'ainé a demander que je lui apporte son petit déjeuner au lit, bien que sa mère ne soit pas d'accord avec ce genre de comportement. J'ai donc du peser le pour et le contre avant de lui préparer un joli plateau... Qu'elle s'est empresser d'enlever pour ne prendre que la tisane. Sa sœur cadette, Inime, a préféré manger dehors, dans le cabanon. Il a donc fallut ranger ce cabanon en vitesse et installer une petite table pour le petit déjeuner. Avec ceci on a du installer la porcelaine de Chine et les verres en cristal, pour finalement tout enlever parce qu'elle avait changer d'avis et voulait finalement manger dans le petit salon comme tous les matins. L'après-midi, elles ont voulu jouer au badminton, un sport à la mode. Il a donc fallut que j'aille acheter un filet, des volants, des poteaux et qu'on installe le tout. Puis elles ont trouvé que leur tenues ne convenaient pas pour un tel jeux en plein air, il a donc fallut aller en acheter d'autres, mais vu qu'aucune tenues ne leur plaisaient, il fallait en trouver d'autre, encore et encore. J'ai du les accompagner dans cinq magasins différents avant de trouver une bonne tenue, mais au final elle n'était pas de la bonne couleur, il a donc fallut aller chez Lord & Taylor demander une tenue en expresse qui arrivera seulement Lundi. Suite a quoi nous sommes retourner à la maison... Et que là-dessus elles se sont rendues compte que finalement le badminton ce n'était pas si bien que cela. Alors nous avons du tout ranger, et j'ai du retourner dans le magasin de haute couture pour annuler la commande. Quand je suis rentrée, il fallait préparer le diner. Diner qu'elles n'ont pas touchées car leur amie croisé chez Lord & Taylor leur a dit que c'était plus à la mode d'avoir la taille fine. Elles se sont donc mis en tête de faire un régime... Elles ne pouvaient pas le dire avant. Non. Bien sur que non. Parce que mon travail est de les servir, encore encore et toujours, jusqu'à ce qu'on me rende ma liberté, ou que je meurs... Et elles, elles le savent, bien sûre, et en profite...

On dit, qu’il y a toujours une justice quelque part, mais elle avait beau chercher, elle ne voyait aucune justice dans sa vie. Il y a des gens, qui naissent dans une bonne famille, riche, aisé, ou royal, mais dans tous les cas, aucune ne manque de rien. Et d’autre, qui ont moins de chance, et qui deviennent les servants des premiers. La jeune fille que voilà frôlant les vingt-deux ans, était de cette catégorie-là. Elle n’avait pas eu de chance, et devait servir une famille, depuis sa plus tendre enfance, elle préparait des petits gâteaux, apportait le thé devant les yeux ravi des invités pour cette petite fille trop mignonne. Elle devait aussi faire du jardinage et s’occuper des chevaux en leur donnant à manger, ce n’est que quand elle se prit un coup de sabot qu’on lui en interdis l’accès. Sa sœur pourtant, adorait cette vie, elle disait qu’elles avaient un toit, à manger, et parfois les jumelles leur donnaient leurs anciennes robes, celles qui étaient trop usées, trop moche, ou trop courte. Bref ce qui n’allait plus. Du recyclage en somme. Oui la sœur d’Adrénalia était aux anges, mais la châtains… Non, pas du tout. Pour tout dire elle en venait même à se haïr d’être venue au monde. Pourquoi avoir choisie cette famille alors qu’elle pouvait tout aussi bien être riche et adulé, aimé, populaire. Oui elle avait des rêve de grandeurs et refusait de passer sa vie ici, ici même au beau milieu de la poussière, à réajuster une belle robe pour une autre au lieu de la porter pour elle avant qu’elle ne soit passé de mode. Elle aussi voulait porter des chapeaux sertis de pierres et de fleurs séchées. Tout cela l’irritait horriblement. Elle était frustrée, tout cela parce qu’elle n’avait pas eu de chance, tout cela parce que ses parents n’avaient pas fait fortune. Son père était gardiens d’écuries, sa mère était servante. Même pas chef des servante, non, servante tout court. Alors Adrénalia et sa sœur devaient suivre à la lettre tous les ordres qu’on leur donnaient : fais-ci fais-ça, va là-bas, reviens ici, va chercher ça, ramène ça ici, dépêche-toi. Gnagnagna. Autant vous dire que les envies de meurtres se peignaient souvent sur son visage de poupée sali par la poussière. Certes même si elle devait la jouer fine devant les invités et tous les autres, il n’empêchait qu’elle se demandait souvent si il n’existait pas une sorcière capable de concocter un philtre suffisamment puissant pour les tuer tous. La sorcellerie est pourtant banni de nos bouches, même si sa sœur et elles possèdent des pouvoirs que d’autre n’ont pas, oui elles le savent, ce n’est pas donner à tout le monde de réchauffer un thé juste avec ses mains, ni de refroidir un dessert par un souffle. De même il n’était pas spécialement naturel de pouvoir faire des choses surnaturel, alors que d’autre ne le pouvaient pas. Mais elle ne pouvait se résoudre à appeler cela de la sorcellerie. Car si on l’entendait un jour prononcer ce mot, on la brulerait vive. Certes la chasse aux sorcières est révolue, mais ici à Manhattan … Il s’agit d’un sujet tabou.

Elle jeta le chiffon d’un air impatient, posa la main sur le comptoir et admira son travail. La cuisine en marbre et bois lustré blanc brillait comme un sous neuf. Satisfait de son œuvre, elle monta les marches pour accéder à sa chambre, la chambre qu’elle partageait avec sa sœur : Anémie. L’escalier était étroit et avait un plafond très bas. Sa taille mince et son mètre soixante-cinq, lui permettait de passer sans trop de problèmes. Elle déboucha sur une trappe qui menait dans la chambre. C’était une petite pièce qui ne pouvait contenir que trois matelas, dont un lit double, une commode vieille de plusieurs années et un miroir cassé. L’un des matelas se trouvait par terre, l’autre se trouvait sur un lit au barreaux rouillés. Elle trouva là sa sœur qui se tournait dans tous les sens devant le miroir au cadre doré. La jeune fille leva les yeux au ciel devant ce spectacle.

    -Tu devrais demander au jumelles de t’apprendre à danser.
    -Roh cela suffit Adrénalia. Ne fais donc pas ta rabat-joie, et regarde plutôt. Dit-elle en faisant une vrille.
    -Oui tu ne sais pas danser, et ?


Sa sœur prit une mine bougonne et posa ses mains sur sa taille de guêpe… Elle portait une nouvelle robe de couleur bleu nuit, des volants sur les emmanchures et la coupe à la taille. Des perles étaient réparties sur toute la surface du bustier –serré a fond bien évidemment- Son estomac était si serré qu’elle se demandait si sa sœur ainé arrivait à respirer. Son ventre était si creux, qu’elle en avait mal aux yeux. En sommes , elle était tout à fait horrible… La robe.

    -C’est miss Imana qui me l’a offerte. Elle ne l’aimait pas.
    -Bizarrement… Soufflat-elle avec ironie.


L’ainé tira la langue alors que la chef des servante hurla depuis le couloir du deuxième étage :

    -ADRENELIA ! Va ouvrir !
    -C’est AdrénAlia, pauvre femme rabougris. Soupira la jeune fille à sa supérieur. Bon je reviens. Dit-elle a sa sœur qui continuait de tourner encore et encore.


Adrénalia descendit les marches sur deux étages et arriva dans la cuisine qu’elle traversa, elle parcourut le corridor et arriva dans l’entrée. Elle se réajusta devant le miroir, car une famille comme les Gemell ne pouvaient se permettre d’avoir l’air négligée, les servantes aussi. Son uniforme noir au tablier blanc enfin lisse, elle se posa sa main sur la poignée et ouvrit la porte.

    -Bonjour Messieurs, que désirez-vous ?
    -Bonjour mademoiselle. Nous voudrions voir les sœur Gemell. Sont-elles présentes ?
    -Oui monsieur. Entrez je vous prie.


Elle se décala d’un pas et s’inclina, de sorte à les laissez entrer tout en leur donnant la politesse, et se positionna à l’entrée du grand salon, lui-même donnant sur le petit salon qui donnait sur la terrasse du jardin, où les sœurs Gemell prenaient le thé. Elle remarqua deux hommes, un grand, avec des cheveux blonds foncés légèrement ébouriffés, et un autre, moyen, une ou deux tête de plus qu’elle, portant un chapeau haut de forme. Le blond observait son reflet dans le miroir, l’autre aux cheveux bruns coiffé avec raffinement, la fixait d’un œil … Critique ? On aurait dit qu’il cherchait à savoir qui elle était rien qu’en la regardant. Elle se sentie rougir quand elle prononça la phrase habituel :

    -Qui dois-je annoncer ?
    -Jack et Caleigh SentmoorWoords. Pour les Jumelles Gemell.
    -Bien messieurs, veuillez attendre ici la réponses de mes maitresses, je vous prie. Récitât-elle en s’inclinant à nouveau.


Elle recula de trois pas dans la même position, à reculons, se redressa et se hâta vers le jardin. Les jumelles riaient aux éclats et ne s’interrompirent pas quand la jeune fille de vingt-deux ans arriva.

    -Mesdemoiselles, Messieurs Jack et Caleigh SentmoorWoords viennent de déposer leur cartes.
    -Hm ? Ah très bien, répondit l’ainé avec un air las. Fais les entrer.
    -Bien Miss Imana.


Elle retourna dans le hall après s’être une nouvelle fois incliné, et dit :

    -Si vous voulez bien me suivre.


Les SentmoorWoords passèrent devant elle, Jack n’eut aucun regard pour elle, hormis un sourire ravi sur les lèvres, il chantonnait une petite chanson. Cependant, avec Caleigh, ce fut clairement différent, elle se sentit s’embraser et des frissons glacé lui parcourait l’échine quand il passa devant elle, elle avait senti le long de son bras, une fine caresse, aussi légère qu’une plume, aussi douce que de la soie. Et un souffle passer sur son cou comme une brise d’été. Elle releva la tête surprise, et le vit la regarder aussi intensément qu’a son arrivé quelques minutes plus tôt. Mais il était trop loin pour que ce soit lui.. Il continua à avancer et entra dans le petit salon. Pourtant personne d’autre ne se trouvait ici, et personne ne la regardait aussi … Subtilement que lui. Il appuya prestement sur son chapeau, le baissant sur ses yeux il lui lança un sourire énigmatique et plaça un doigt sur sa bouche pour ordonner le silence, un fin sourire sur les lèvres.





Chaque chose en son temps, et chaque chose à sa place. Que dire de plus. Je croyais être faite pour ce que je faisais. Une femme au service d’autres femmes. Une femme qui ne serait jamais comblé en amour car on me donnerait un homme uniquement pour procréer. Le truc, c’est qu’entre temps j’ai rencontré Caleigh. Cet homme qui m’a secouru. A l’heure actuelle, je dors dans un lit particulièrement confortable. Les draps sont doux et l’oreiller est moelleux. Je m’y sens … Bien, tellement bien. Alors qu’avant je devais dormir sur un matelas qui n’avait même pas de ressors, juste de la mousse. J’avais même des domestiques qui venaient m’apporter le petit déjeuner au lit. Je n’en revenais toujours pas. Hier encore j’étais au service des Gemell. Hier encore je faisais le ménage dans la cuisine et les chambres. Aujourd’hui on le faisait pour moi. Je n’ouvris pas les yeux alors que j’entendais les femmes de chambres s’activer autour de moi, de peur d’être en plein rêve. Je ne vis la lumière du jour et cette chambre blanche et rouge, que quand j’entendis la voix de Caleigh qui donnait un ordre à une femme de chambre. Je m’assis sur le lit, et le regardais. Il portait un costume noir, et des chaussures en cuir. La femme partie alors qu’il tournait la tête vers moi. J’esquissais un sourire tant dis qu’il s’avançait. Il grimpa sur le lit et m’embrassa en prenant appuie sur ma nuque. Je répondis à son baiser en caressant la peau de son visage.

    -Bonjour trésor.
    -Bonjour Mr Sentmorwoords.
    -Tu es resté au lit toute la matinée ? Rit-il en s’allongeant a mes cotés.
    -Tu ne sais pas à quel point travailler pour elles peut être fatiguant.
    -J’en conviens en t’écoutant. Il se redressa, m’embrassa encore et sauta du lit. Mais il va falloir t’habiller. On a de la visite ce soir.
    -Tu veux parler de cette soirée que ton frère et son épouse organisent ?
    -Celle-là même. Je tiens a ce que le monde m’envie de t’avoir auprès de moi. Tu es déjà magnifique, mais une robe de couturier ne serait ni de trop, ni pour te déplaire.
    -Certes mais… Je n’ai pas d’argent.
    Il s’esclaffa et m’attira subitement à lui, manquant de m’étaler sur le plancher et me retiens de ses bras et me serra contre son torse.
    -Ce que tu peux être hilarante trésor.


Et je compris vite pourquoi. Je compris vite aussi que toutes mes dépenses seraient au frais de sa famille. Ce qui m’arrangeait bien en somme. J’avais une gouvernante pour me guider dans mes achats. Une femme pour me coiffer, une autre pour me maquiller, une pour la manucure, deux pour me laver… J’avais tout ce que je désirais, même en amour, celui que j’attendais était au près de moi. Je me réveillais à ses coté chaque matins. Et dans un mois je fêterais mes vingt-deux ans. Pour l’occasion, Caleigh avait organisé une soirée. Mais avant cela, je devais participer à beaucoup de gala et autre pour prendre mes marques et être fin prête pour le soir fatidique.

Donc ce soir-ci je me rendais à ma première soirée. Pour l’occasion je portais une robe rouge en soie un chapeau en dentelle noir et des bijoux assortis, mes gants de satin noirs et des souliers noirs. Je descendis l’escalier menant à la salle de bal au bras de mon aimé. Il posa sa main sur la mienne avec un rire. Me voir nerveuse était apparemment son amusement premier. Une jeune femme en soubrette arriva et prit nos manteaux elle nous conduisit ensuite a l’entrée de la salle. J’eu la surprise d’entendre mon nom mais… Adrénalia Sentmorwoords. Ça fait bizarre à entendre la première fois.
-Ton stress est communicatif, détend-toi trésor. Asséna Caleigh le ton plus tranchant que rassurant.
Pour joindre la pensée à la parole, il serra mon bras si fort que j’émis un son plaintif qui se perdit dans une salutation adressée a la meneuse de soirée. Lady Alyxandra. Elle portait une robe blanche dans le style bergère, mais les ailes dans le dos indiquaient qu’ils s’agissait d’un ange. Allons bon c’était quoi ce plan ? Une soirée costumée ? Elle observa les alentours et en effet toutes les femmes, et seulement elles, portaient un costume. Elle n’était pas très fine. Elle sentit cependant Caleigh resserrer sa prise dans un geste de protection… Ou alors l’intimait-il de se taire…
    -Une soirée déguisé féminine ? Quelle délicate attention Alyxandra. Sourit-elle d’un sourire forcé devant son hôte.


Celle-ci lui retourna son sourire et lui prit les deux mains.
    -Oui Chérie, j’étais sur que tu aimerais cette petite surprise.
    -Bien entendu, j’adore ne rien faire comme tout le monde. Assénais-je avec une ironie non feinte avant de dégager en trainant de force mon ami avec moi vers Seth qui se tenait près du mur, à l’ombre, sous les balcons.

Magnifique, au moins personne ne verrais que je fais tache dans le décor. J’étais furieuse, il recula un peu quand je lançais mon sac sur la table d’à coter brisant trois verres, faisant tomber une carafe d’eau. Niveau discrétion on repassera… Caleigh lui était très amusé par cette « surprise » bien que mesquine. Me voir galérer le faisait doucement sourire.
    -Elle tente de me ridiculiser cette bécasse ! Et toi tu le savais ?! Demandais-je à Cal’.
    -Bien sur que non. Dit il en buvant une gorgé d’alcool. Comme il vit que je ne le croyais pas, il pointa mes habits de l’index de sa main occupé à tenir la coupe. Sinon je n’aurais pas dépensé une fortune dans cette robe.

Pas faux…
Je soufflais et me retournais vers la salle de bal. Non je ne pouvais décidément pas la laisser me prendre de haut de la sorte à ma première sortie !
    -Seth, t’as des ciseaux ?

L’un buvait sa coupe et laissa son geste en suspend dans le temps en haussant un sourcil, l’autre me regardait comme si j’étais devenue idiote. –ce que j’avais démontré en citant par cœur une page d’un grand littéraire de l’époque-.
    -Pourquoi faire ? Demanda l’intéresser.
    -Pour couper la robe. Caleigh s’étrangla et Seth ne sut quelle position avoir. Je ne vais pas rester comme cela en donnant l’impression à madame de m’avoir humilié. On verra qui sera la plus fière à la fin de la soirée.


Me voila dans une chambre a l’étage armé de ciseaux je découpais cette robe du mieux que je pouvais, c’est-à-dire bien, étant donné que mon service chez les Gemell m’avait appris le sens de la couture. Certes ce n’était pas parfait car fais a la va-vite, je n’avais pas le temps de tergiverser sur des détails technique comme la valeur de l’ourlet ou comment placer la dentelle au millimètre près. Assez fière de moi, je la remis sur moi et descendis les marches. Je rejoignis mes amis qui en restèrent bouche bée, je ne pus m’empêcher de tourner sur moi-même pour montrer le résultat. Une robe court arrivant au genoux, j’avais enlever les manches pour en faire des fantaisies. J’étais plus que fière en voyant leur tête. Maintenant je pouvais me montrer, et c’est exactement ce que je fis. Je me fondis dans la foule, tellement que Cal du courir pour me rattraper. Cette soirée une première pour moi, je devais encore être chaperonné pour ne pas faire de faux pas. J’avais l’humeur a la fete et je tenais difficilement en place. Je saluais et parlais avec plusieurs personnes qui me félicitèrent sur ma tenue. Je correspondais parfaitement au contraire de lady Alyxandra : un démon. Caleigh serra de plus d’un homme ce soir, et pas seulement pour les salutations mais pour des phrases du genre : Jolie prise jeune homme vous avez là une femme rare qui n’hésite pas à se différencier. Cela rajouta en moi une dose de fierté et de bonheur. Quand notre hôte arriva sur le balcon de l’autre coté de la pièce. Elle regarda la salle, tapa ses mains l’une contre l’autre et dit :
    -Mes amis, merci à tous d’être venus ce soir.

Blablabla. Je ne me rappel plus de la suite, a vraie dire je n’écoutais pas, j’étais trop occuper a rire avec une dame de ce milieu pour m’occuper de son discourt, je relevais la tête uniquement quand j’entendu mon nom.
    -Mais surtout je voudrais vous présenter ma nouvelle amie : Adrénalia SentmorWoords.
    -Ma nouvelle quoi ? Répétais-je incrédule.
    -Adrénalia chérie, viens me rejoindre. Ta tenue est splendide en plus de cela, bien qu’elle ne soit pas dans le thème de la soirée.
    -Ah tu crois ça… Murmurais-je en croisant les bras remuant faiblement des hanches, puis je me dirigeais avec un aplomb digne d’un remake de Jeanne d’arc vers l’escalier qui menait aux balcons.
    -Fais attention à ce que tu vas dire, Murmura Caleigh quand je passais devant lui, portant une coupe de champagne à ses lèvres.
    -Je sais.


Alors là crois-moi, aucuns risques que je ne me ridiculise. Pas encore. Plus jamais !
Je gravis quatre a quatre les marches de l’escalier en colimaçons, je fonçais comme une dingue mais sans courir vers le balcon ou se tenait ma soit disant amie, j’arrivais par derrière, elle nous assommait encore avec son discourt à la noix à faire endormir pour l’éternité une vieille dame. Elle se retourna et là, je vis le plus beau des spectacles. Son visage se décomposa. Littéralement. Toutes forme de sourire avait disparut alors que j’avançais près d’elle pour me mettre à sa hauteur. Un grand sourire sur mes lèvres je ne pouvais m’empêcher de la taquiner.
    -Tu n’as plus de voix ?
    -Mais je croyais que tu.. Enfin je…
    -Tu ne trouve pas tes mots peut être… ? C’est assez problématique dans le sens où tu as un discourt à faire, amour…
    -Mais ta robe elle.. Elle n’est pas … Tu n’étais pas au courant que c’était une soirée déguisée ! Comment as-tu fait ?! Murmura-t-elle avec des gestes tellement frénétiques que les gens en bas se demandaient ce qu’il se passait.

J’esquissais un nouveau sourire et répondit en murmurant aussi :
    -J’ai de la ressources très chère. Je vois que tu ne peux malheureusement pas en dire autant. Pourtant moi à la différence de toi j’ai plusieurs cordes à mon arc, autre que l’argent. Tu apprendras qu’il vaudrait mieux m’avoir dans ses amis. Plutôt que ses ennemis. Je vais te ridiculiser à tel point que plus personne ne t’adressera un regard dans la rue, si jamais tu viens à sortir de chez toi bien entendu. Mais tu vas m’aider à faire mon ascension social. Au quel cas je te laisserais tranquille.

Elle déglutit et se retourna vers la foule après m’avoir regardé un long moment pour voir si j’allais lui rire au nez et dire que c’était une blague.
    -Et bien nous pouvons dire que nous avons une invité hors paire déguisé en…
    -Démon. Terminais-je avec un sourire.

Elle se retourna vers moi le regard apeuré.
    -Je suis déguisé en démon. Et toi en ange. Je me suis dis que cela te ferait plaisir.
    -Quelle délicate attention chérie ! Dit-elle en tentant de m’embrasser. Geste que je repoussais d’un revers de la main.
    -Le démon ne doit pas contaminer l’ange. Il perdrait de sa superbe.


Reste à déterminer si je parlais de l’ange ou du démon. Toujours est-il que je rentrais dans la calèche avec un immense sourire. Dans un mois, mon anniversaire, mes vingt-deux ans… Une nouvelle étape de ma vie. Je jetais un bref coup d’œil à Caleigh qui m’observait depuis, semble-t-il, un long moment. Je rougis et détournais la tête. Il se pencha en avant et s’assit à coté de moi.
    -On peut dire que tu t’en es bien sortie pour une première fois. Tu as taper dans l’œil de tout le monde.
    -C’était le but, darling.
    -Et la ridiculiser ?
    -Ca c’était le bonus.
    -Pourquoi ne me regardes-tu pas ?


En effet, depuis un bon moment j’avais le regard et la tête tourné a l’opposé de mon amant. Je soupirais et le regardais.
    - Moi-même je n’aurais su faire mieux.
    -Merci pour le compliment. -Et quel compliment !-
    -De rien trésor. Dit-il avec un sourire.

A sa façon de me regarder, j’aurais penser qu’il allait poser ses lèvres sur les miennes. Une juste récompense pour cette soirée de triomphe et de commencement. Mais non, il restait là à me sourire et à me regarder. Je me penchais vers lui, prenant l’initiative, mais il saisit mon menton entre deux doigt et fit claquer sa langue.
    -Le démon ne doit pas contaminer l’ange, il perdrait de sa superbe.
    -Tu n’es pas un ange, autrement je ne t’aurais pas suivit. Son sourire se fit carnassier, je compris ma méprise et me rattrapais. Et tu m’as déjà contaminer.


Sans cesser de sourire il me laissa franchir l’espace qui nous séparait.





C’était le 22septembre, le jour où je l’ai vu pour la première fois. Suite à quoi elle n’a pas arrêter d’envahir mes pensées.

Le temps bien que frais et pluvieux avait des allures d’été aujourd’hui à Manhattan. Caleigh était sorti avec Seth et devait rentrer sur les coups de 16heures. Je décidais donc de sortir faire les boutiques afin de m’acheter une nouvelle robe, j’appelais Henry pour qu’il sorte la voiture pour m’accompagner chez Lord & Taylor. Mais j’avais oublié que le majordome et domestique était avec Caleigh pour la journée, celui-ci l’avait pris à sa disposition pour partir avec Seth à l’hippodrome, comme chaque vendredi, il me faudrait donc marcher. Je ne perdais pas mon moral pour autant et saisis mon manteau en velours bordeaux aux ourlet en cuir noire que je mis par-dessus ma robe à la même couleur, escarpins assorties chaussé, chapeau enfilés, je pris un parapluie et filais sous la pluie.

La rue était couverte d’eau, une pluie de plus en plus forte tombait sur Manhattan. Les immeubles avaient comme une aura à cause de la pluie, une sorte de voile qui les recouvrait les rues et ce qui l’entourait, un voile qui la cache, et qui la nettoie. On nettoie, on fait patte blanche et on recommence. J’empruntais comme à mon habitude la rue longeant le boulevard de parc avenue, passant devant la Grande gare centrale, ensuite je devais prendre la 52eme rue puis une ruelle, là-dessus je déboucherais sur une grande avenue juste devant Lord&Taylor. Enfin j’avais juste a traverser la rue. Les gens passaient allant de droite à gauche, le regard fixe vague ou triste. Mais une jeune fille avait du regard sur le sol, une robe déchirée et jaunit par le soleil du dernier été. Ses cheveux blonds avaient perdus leur aspect doux et soyeux. En deux mots elle était perdue. Et cette « petite fille » je l’avais déjà vue en passant dans cette rue la semaine dernière. Elle était dans cette ruelle entre Parkson avenue et celle qui donne sur Centrale Park. Abriter sur un perron abandonné sur les marches de celui-ci pour se protéger de la pluie et de l’eau qui ruissèle sur le trottoir. Son regard éteins fixait le sol la bouche légèrement entrouverte. Je posais mes mains ganté en peau de dragons sur le manche de mon parapluie et restait devant elle à la regardé. Le temps passa, la jeune fille ne bougea pas. Quand la trotteuse de ma montre fit cinq fois le tour du cadran, que ma robe de couleur bordeaux avait pris l’eau pendant assez de temps pour avoir l’ourlet et même un peu plus de complètement trempé, elle leva enfin la tête. S’apercevant de ma présence. Je vis alors ses yeux verts, le vide de leur pupilles me serra la cœur avec tellement d’ardeur, que je lui tendis la main.

Elle me regarda surprise, ses yeux allant de ma main à mon visage souriant. Je tentais de lui inspirer la confiance. Je tentais de lui dire qu’elle pouvait avoir confiance en moi. Mon sourire se fit rassurant, chose que je ne faisais jamais. Je ne savais donc pas si cela allait marcher. Elle hésita quelque minute et finit par la prendre. Néanmoins, elle hésita tellement longtemps que je me demandais si je devais garder la main en avant ou laisser tomber et revenir avec a manger, ou de l’argent… Mais elle serra ma main avec force, comme si c’était son seul et unique moyen de sortir de cet abime. Une fois relevé, elle ne la lâcha pas, et moi non plus. Au contraire je posais mon autre main sur la sienne et enveloppait ses épaules dans un de mes châles, et l’emmenais avec moi chez Lord&Taylor.

J’émis un sourire amusée en voyant son visage s'émerveiller devant les étalages de tissus, de rayons de vêtements moyenne catégorie –pas vraiment haute qualité, mais pas dans les moyens des petits gens de la classe social- et de tout autre chose classé dans le prêt à porter de luxe. Un vendeur s’approcha et la regarda flâner ici et là, tandis que mon vendeur personnel s’approchait de moi pour me demander ce que je désirais aujourd’hui.

    -Mademoiselle, je vais devoir vous demander de sortir s’il vous plait. Lui dit-il avec un sourire forcé.
    -Elle est avec moi Edward. Pas d’inquiétude. Elle ressortira d’ici vêtue comme une reine. Assénais-je en posant mes mains dans un geste de protection sur les épaule de la blonde avec un ton tranchant et sur de moi. Un mince sourire sur les lèvres, c’était comme si je le mettais au défi de me mettre a la porte, moi.
    -Ah ? Bon très bien Miss Wood. Fit-il en partant l’air contrarié vers la cage de l’ascenseur.


Edward m’interpella une fois celui-ci arrivé alors que j’enlevais mon gant droit pour tester la douceur qu’un cuir doublé coton. Il garda les portes ouvertes alors que je fis signe à la jeune fille de venir me rejoindre. Comme toujours j’attirais les regards. De part ma tenue –aujourd’hui bordeaux, couleur qu’en ce temps là on n’osait pas, où l’on préférait les couleurs pâles, mais moi j’adorais le rouge et ses nuances…-, mes accessoires –une fois j’étais venue avec un chapeau monté de plumes de paon et d’autruche- et surtout… De part les personnes qui m’accompagnaient. D’ordinaire Caleigh qui attirait les regards et qui imposait le respect de par sa seule présence. Et aujourd’hui une jeune adolescente recueillie dans la rue. Je luis saisis le bras gentiment et lui fit traverser la boutique. Elle m’agrippa fermement l’avant-bras quand l’ascenseur commença son acensions et ferma les yeux quand il s’arrêta. Quand elle rouvrit les yeux, c’est comme si on lui avait ouvert les portes du Paradis. Une salle entièrement décoré de rose pale et de blanc cassé, des rideaux en velours et des cordons dorés, des coussins en velours et des tables en verres étaient positionnés en face des cabines en cercle dans lesquelles était posées un miroir à trois faces. Des vendeuses apportaient des vêtements d’une qualité irréprochable avec un plateau contenant une boisson en vue en ce moment, ainsi que des pâtisseries et des collations de toutes sortes. Cet endroit tout à fait charmant était réservé à l’élite de la ville, seuls les gens les plus en vogue, ou les plus riches pouvaient s’offrir le luxe de voir la cage d’ascenseur, alors y monter… Edward m’emmena dans mon coin personnel me fit assoir sur un coussin rond tant dis qu’une vendeuse arrivait avec le tout.

    -Que vous faut-il aujourd’hui ?
    -Je veux que vous lui trouviez la plus belle robe de votre collection d’hivers. Avec tout le nécessaire qui va avec. Avec ceci vous me trouver deux trois ensembles pour le reste de la semaine. Je veux aussi une tenue de nuit et vous connaissez le reste. Ca sera tout.
    -Bien mademoiselle. Répondit Edward en me faisant une révérence avant de disposer.


La jeune blonde resta debout, ne sachant pas trop quoi faire… Elle tritura ses mains, toucha ses cheveux posa son regard un peu partout.. Avant que je ne mette a rire. Je tapotais le siège a coter de moi et tentais de la calmer un peu.

    -Je ne vais pas te manger tu sais, tu peux t’assoir. Elle s’exécuta avec appréhension, comme si elle avait peur de salir le siège, ou autre. Je lui pris les mains et lui sourit gentiment. Je vais te relooker. Tu vas rester avec moi à partir de maintenant. Tu seras ma demoiselle de compagnie. Tout ce que tu auras à faire, c’est être avec moi. D’accord ? –elle hocha la tête- Tu sais, ici, c’est un magasin de luxe, -nouveau hochement de tête- tu imagine donc que je suis « riche » et que cette expression est un euphémisme ? –elle ne répondit pas et me regarda plus attentivement- Je peux t’acheter tout ce que tu désire, je peux te soigner, te faire voyager. Je peux t’avoir des hommes, et les « forcer » à t’aimer… Elle me regarda incrédule, évidemment elle ignorais que j’étais une sorcière, néanmoins je continuais sur ma lancée. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que plus jamais tu ne retourne dans la rue. Tu auras un titre, un nom, et des habits, je t’apprendrais tout ce qu’il faut savoir pour faire partie de ce milieu. Mais d’abord. Je pris une une coupe de champagne et lui indiquait la cabine. On va t’habiller un peu plus à la mode d’ici.


Comme je l’avais prédis, elle ressortie d’ici habillé comme une reine. Une belle robe bleue pour mettre ses yeux vert en valeur dans une teinte assez foncée pour faire ressortir son teint, un chapeau orné de plume d’autruche des bijoux et des gants en peau de dragon que je fis passer aisément pour du cuir de qualité supérieur. D’un autre coté je doute qu’elle reconnaisse du cuir de basse qualité d’une peau de dragon mais sait-on jamais. Suite à quoi je la ramenais avec moi dans notre hôtel particulier à moi et Caleigh. Quand nous passâmes la porte, Seth était là, coiffé de son chapeau haut de forme. De toute évidence il allait partir. Il me salua, me fit la bise, à ma nouvelle amie aussi, sans poser de question, et partie. Jela vis rougir et baisser les yeux. A l’autre bout du hall, Caleigh se tenait debout, en face d’Henry qui tenait un plateau. Cal’ enlevait ses gants blancs, les posa sur le plateau, fit de même avec son chapeau et nous adressa un bref regard. Je voyais bien que son regard insistant sur la jeune blonde se faisait très… Malveillant, il la jugeait de ses pupilles noirâtres, mais je n’allais pas la laisser retourner dans la rue, pas après le discours que je lui avais servis dans la boutique. Je l’approchais donc de mon amant en lui tenant fermement les épaules, comme si j’avais peur qu’elle ne s’en aille. Et adressais a mon chéri le genre de sourire que j’esquisse quand je trouve un bel objet que je désire. Il esquissa a son tour un sourire en donnant sa canne à Henry, un sourire sarcastique…

    -Qui est-ce ?
    -Ma demoiselle de compagnie.
    -Tiens donc… Depuis quand t’occupes-tu des jeunes filles de la rue ?
    -Allons Caleigh, ce n’est pas une femme de bordel ne t’en fais pas. Je la prend sous ma coupe, je m’occuperais d’elle et j’aviserais si elle fais un scandale, ce dont je doute fortement en la voyant. Regarde ses yeux. Vide de toutes émotions. N’as-tu donc aucune pitié ? Demandais-je sur un ton de fille sur d’elle. Même si en vraie ce n’était pas vraiment le cas. Caleigh était le maitre de cette maison, un seul geste ou regard et je pouvais me retrouver à la rue.
    -Hmhm.. Il sourit un peu plus et prit mon visage entre deux doigts. J’ai eu pitié de toi, trésor.

Puis il monta les escaliers en disant :
    -Fais ce que tu veux. Du moment qu’elle ne fouille pas partout et qu’elle ne me gêne pas.


Il disparut dans le couloir du premier étage et fila surement vers son bureau. Je souris à la jeune fille et l’emmenait en haut, dans le couloir opposé. Des tableaux de ses ancêtres ornaient les murs, des vases contenant des bouquets particulièrement sublimes et des meubles anciens décoraient ce petit passage. Un tapis brodé habillait le sol. Je la conduisis dans la salle de bain et appelait les femmes de chambre. La salle de bain était vaste, contenant plusieurs miroirs posé sur le mur au dessus de meuble blanc aux fantaisies dorées. Un paravent cachait la baignoire en pied de chat doré. Des placards contenaient des serviettes toutes plus douces les unes que les autres avec tout le nécessaire de toilettes. Dans le coin, une grande baignoire en angle style romain antiquité trônai fièrement. On pouvait y accéder grâce a trois marches. Dans le coin opposé, un trou dans le plafond faisait tombé de l’eau –chercher on ne sait où- dans un bassin rempli de poissons exotiques. Les rideaux d’un blanc cassé étaient plié de façon à offrir une grand luminosité a la pièce blanchâtre. Je demandais donc aux dames de ma suite de s’occuper d’elle, et je donnais aux autres les instructions concernant les robes qui allaient bientôt arriver. Celles qu’on avait acheté durant l’heure précédente, et leur demandait de m’appeler quand elles auraient finies de la laver. Avant tout je leur demandais de ne pas lui poser de question car cette jeune fille était dorénavant ma demoiselle de compagnie. Etant particulièrement respectueuse et gentille avec ces filles-ci –faisant moi-même partie de leur catégorie il n’y a pas si longtemps…- elles n’eurent aucun mal a imaginer que j’avais eu pitié de cette jeune fille dont j’ignorais le nom. Elles se mirent toutes au travail assez rapidement. L’une descendit ouvrir la porte aux livreurs, deux autres entrèrent dans la salle de bain et le reste reprit son travail habitude de ménage et de cuisinière.

Je tournais la tête vers le couloir d’en face, braquant mes yeux sur cette porte sombre qui s’offrait a mes yeux. Inspirais et marchais vers celle-ci avec un aplomb digne d’une femme de président. Je frappais trois coups et entrais.

Il se tenait là, derrière son bureau, dos à moi, fumant une de ses cigarettes importées d’Europe. Les mains dans les poches son regard était braqué sur la vitre de la fenêtre. Il observait le ciel et les nuages qui annonçaient que la pluie finirait bientôt. J’approchais lentement, le style victorien de la pièce m’intimidait toujours et me rappelait qu’il était bien plus âgé que je ne l’étais. Mes petits talons résonnaient sur le sol néanmoins j’étais absolument sur qu’il savait que je venais le voir bien avant que je n’entre ici. Lentement je passais mes bras autour de sa taille et posais mon menton sur son épaule. Son parfum sentait fort mais ne me gênait pas. Au contraire j’inspirai plus fort pour que cette odeur reste encrée en moi à jamais. Il me ramena à notre première rencontre, loin, très loin en arrière. Je fermais les yeux, revoyant son sourire, ses yeux qui me dévoraient et ses gestes. Un sourire se pointa sur mes lèvres. Dans le miroir a coté de la fenêtre, je le vis qu’il me regardait, l’attitude flegmatique, le menton légèrement relevé, il jouait avec moi. Je braquais alors mon regard sur son reflet, à l’endroit où ses pupilles se répercutaient et le défiait du regard. Même si je sais qu’avec lui quelque soit le pari je perdrais avant même d’avoir commencée… Sauf peut être en ce qui concerne l’humanité… La gentillesse, l’humilité, l’altruisme… Tous ces petits trucs là. Il tourna la tête et m’embrassa le front. Je le lâchais et le laissai m’enlacer dans ses bras. Les paumes de mes mains se posèrent sur son dos et agrippèrent sa veste en coton. Ses lèvres embrassèrent mon cou et effleurèrent mon oreille droite.
    -Warning darling. Souffla-t-il. Je n’ai nullement confiance en cette gamine.

Je me libérais légèrement de son étreinte, restant dans ses bras. Il m’agrippa la taille et me fit assoir sur le bureau en acajou. Ses perles sombres reflétant l’abime qui m’observaient, gettant le moindre mouvement. Je penchais légèrement la tête sur le coté, pointant mes pupilles grisées au cercle noir dans les siens et sourit légèrement en jouant avec son col
    -Elle a 22ans. Le même âge que toi et moi.
    -En apparence seulement trésor. Toi et moi sommes bien plus âgé que cela en réalité.
    -Ca je ne suis pas prête de l’oublier. Surtout en ce qui te concerne toi et Seth. Dis-je tant dis qu’il pouffa de rire devant ma mine faussement attristée. Niveau comédie on repassera
    -Tu compte faire quoi de cette fillette en haillon au juste?
    -Je ne sais pas encore. Pensais-je a voix haute en remettant son col. Mais, je sens quelque chose en elle.
    -Adré… Tu sais que ce n’est jamais bon de suivre son intuition de sorcier. Soupira-t-il.
    -Ah bon. Souris-je. Pourtant ca m’a bien réussis jusqu’à présent, et toi aussi, regarde, je devrais être morte a l’heure qu’il est. Pourtant je suis là devant toi à réajuster tes vêtements.
    -Que tu m’as forcée a acheter, et que tu as défaits. Volontairement. Ajouta-t-il en saisissant mes poignets pour ne pas que je recommence.
    -Certes certes, mais tu ne vas pas me dire que tu regrette d’avoir acheter ce costume, si ?

Bingo, touché. Il soupira et pointa la tête vers le sol avant de me regarder du coin de l’œil.
    -Soit, mais ce n’est pas le sujet. Cette gamine des rues. Tu vas en faire quoi ? Il te faut du sang de vierge pour une potion, car elle ne m’a pas l’air d’être le cas.
    -Tout de suite Mr le Pessimiste ! Non, je la garde auprès de moi.
    -Comme demoiselle de compagnie ? Rit-il en levant les yeux au ciel. Il posa une main sur le bas de mon dos et me rapprocha violement de lui. Dis moi que je ne te suffis plus.
    -C’est un peu le cas, en effet.


Il allait répondre a la frontière entre l’outrage et la surprise quand Helena toqua à la porte.
    -Ma protéger a finit sa douche. On se voit au dîner darling, je suis sur que tu as à faire.

Je sortie de la pièce en vitesse en lui volant un rapide baiser au passage. Un rapide geste de la main et j’avais déjà disparut dans le couloir. Helena, une femme venue d’Afrique du sud se tenait derrière la porte, je lui souris et lui dit :
    -C’est ce qui s’appel tomber au bon moment Helena, bravo tu t’améliore.
    -Merci Mademoiselle. Rit-elle.


Quand j’ouvris la porte de la salle de bain, je n’en crus pas mes yeux. Dans le couloir Helena me prévint que la transformation était radicale, mais je me disais qu’elle exagérait. Enfaite non… Sur ses cheveux blonds avaient été posé une potion qui rend toute vivacité à la chevelure. Ils étaient brillants comme le soleil en canicule a l’heure de midi, miroitant comme le miroir le plus net du monde. Long et soyeux comme une couverture en poils de lapin. Son teint était blanc d’un blanc pale de porcelaine et son corps recouvert par la même robe bleue lui donnait des airs de princesses des milles et une nuits. C’était tout à fait hallucinant, tellement que j’en perdis mes moyens. Son regard vert émeraude se posa sur moi, elle me sourit avec le sourire d’une enfant un matin de noël et s’élanca vers moi les bras grand ouvert alors qu’Améria lui faisait un ourlet, elle me prit dans ses bras et me remercia a n’en plus finir. Je restais de glace, ne sachant pas trop quoi faire. Ne sachant pas comment réagir… Je finis par poser mes mains sur son dos et lui dis que ce n’était rien.

Le temps passa, comme convenue je lui enseignais la manière d’être d’une lady de notre société d’aujourd’hui. L’attitude a adopté en soirée, l’allure, les expressions qu’il faut avoir et celles qu’il faut éviter. Je pris soin de lui enseigner la gestuelle et la parole, la manière de se tenir en soirée, dans la rue, a table, et devant un homme –avec l’aide d’Henry et de notre jardinier, sans oublier le cocher-. Je lui donnais mon avis sur les robes qu’elle semblait apprécier, mais elle ne s’en occupait pas vraiment. Une fois, quand je lui dis qu’elle ne pouvait sortir ainsi vêtue dans la rue après avoir vu la robe chez Lord & Taylor qu’elle me pointait du doigt, elle me dit :
    -Pourtant elle a été crée pour qu’on la porte. Alors pourquoi ne pas l’acheter, pourquoi la crée si c’est pour qu’elle reste sur un cintre et dans une vitrine ?

Tout juste, pourquoi ? Suite à quoi elle s’habillait comme elle le voulait. Ce qui enfaite était assez bénéfique car elle attirait le regard de la presse. La première fois que je l’ai emmenée en soirée, cela a fait l’effet d’une résurrection. De un car cela faisait très longtemps que je n’étais pas allé à une soirée de ce genre, de deux car elle était angéliquement belle. Caleigh ne voyait pas d’un bon œil cette relation qui grandissait. Alors quand je lui dis que je voulais l’avoir près de moi à jamais…
    -Tu plaisantes ?!
    -Caleigh…
    -Elle ! Cette fille-là ! Boire MA potion ?! C’est une blague Adrénalia , rassure moi ?
    -Non je…
    -Pourquoi ELLE !

Les deux ne pouvaient pas se sentir. En effet l’une me mettait en garde contre lui, l’autre me disait qu’il ne lui faisait pas confiance. Il semblerait que Serena ait apprit un secret sur Caleigh. Depuis ce jour il est sans arrêt furax contre elle.
    -C’est pas parce que c’est la seule qui t’ait percé a jour que tu dois être remonté à ce point ! Que tu le veuille ou non je ferais d’elle une immortelle. Dis-je en prenant la fiole contenant le liquide brillant.
    -Adré ! Reviens ici ! Adré ! Criait-il alors que je traversais le couloir. Adrénalia !

Il sortit à ma suite, me suivant dans le couloir alors que je prenais l’escalier pour aller dans ma chambre, malheureusement pas très rapide dans cette tenue –ceci changera quand les femmes pourront porter des pantalons… Il me faudra attendre le siècle prochain cependant- il réussit à me rattraper, m’empoignant le bras il me retourna violement. Je percutais le mur, brisant le verre d’un cadre qui vint se loger dans mon omoplate. J’émis un son de douleur quand il plaqua ses lèvres sur les miennes. Ce baiser aurait pu être très romantique si Cal n’était pas un sadique un peu timbré sur les bords. Et aussi dans d’autre circonstance. Néanmoins il tentait a sa manière de me dire qu’il ne voulait pas que je fasse confiance a cette fille, car si jamais elle me révélait ce qu’elle avait appris ce soir là… Jamais plus je ne lui ferais confiance a lui. Et ca il ne pouvait le supporter. Ca c’était les faits tels qu’ils étaient. Faits que j’ignorais du début à la fin. Non moi ce que je voyais c’était ça : Mr est tellement borner et sadique qu’il refuse de me voir –heureuse- avec quelqu’un d’autre que ceux qu’il aura gentiment choisit pour moi.
    -Ne fais pas ça. Soupira-t-il en posant son front sur le mien, son avant bras posé sur le mur juste au dessus de ma tête, poing serré a faire couler le sang. Cette situation l’ennuyais énormément. Malheureusement je n’en avais cure.
    -Laisse moi passer.
    -Adré…
    -Non, y’a pas d’Adré qui tienne, je veux cette fille auprès de moi a chaque seconde que Dieu voudra bien m’accorder. Elle est différente des autres.. Elle, elle me… Elle me rend heureuse, elle m’apaise, elle me calme par sa seule présence Caleigh. Tu ne peux pas en dire autant. J’ai besoin d’elle… J’avalais ma salive, prit une légère inspiration et ajoutais : Autant que toi tu as besoin de moi.


Cette phrase du le faire changer d’avis, car il se redressa et repartie dans son bureau à l’étage du dessous. Je l’entendis frapper dans le mur de l’escalier de son poing. La frustration le gagna trois jours durant. Mais ca c’est une autre histoire. Je me dirigeais maintenant vers la chambre de mon amie. Appréhendant sa réaction. Jamais auparavant je ne lui avais parlé de notre secret à Seth, Caleigh, et moi. Je toquais trois coups, et ouvris. Elle était sur son lit, sagement assise a lire un livre. Elle me sourit d’un sourire apaisant comme elle savait si bien les faire, effaçant toutes mes peurs et tous mes doutes. Ses yeux verts m’inspiraient la quiétude, comme à son habitude. Je m’approchais d’un pas mesuré. Elle dut ressentir ma tension, car elle se redressa en prenant une mine inquiète. Mes mains, dans mon dos, trituraient le flacon.
    -Serena, j’ai quelque chose à te dire au sujet de nous trois.
    -Caleigh, toi et Seth ?
    -Oui..
    -Qu’est-ce donc ? Ce n’est pas grave n’est-ce pas ?
    -Tout dépend du point de vue…
    -Adrénalia.. Tu me fais presque peur, pour ne pas dire totalement.
    -Nous n’avons tués personne si c’est ta question. Non nous sommes… Différents.
    -Ca je l’ai remarquée darling. Surtout l’autre malade mental. Il sort de l’asile c’est ça ?
    -Non. Ris-je. Non c’est plus que ça. Tu as sans doute remarquer quelques petites choses. Des papiers avec des dates qui remontent à loin. Ou des portraits de nous qui date de plusieurs années, pourtant nous n’avons pas une seule ride…
    -Ce n’est pas commun à tous les sorciers ?
    -Pas vraiment, non.

La blonde et moi avons eu aussi des cours pour son apprentissage de la magie, elle s’est en effet révélé être magicienne. Seth lui donnait les cours. Caleigh et elle refusant obstinément d’être ensemble dans la même pièce en plus du diner. Je lui prit les mains en m’asseyant a coter d’elle, et me jetais à l’eau :
    -Serena, Nous sommes immortels.


Je lui laissais le temps d’analyser l’info. Elle ne parla pas pendant que je lui expliquais que nous avions bu une potion d’éternité qui nous préservait du temps, que je lui expliquais que nous étions comme cela depuis un certains temps et qu’a l’heure d’aujourd’hui je devais être facilement rendu à l’âge de sa grand-mère. Elle me fixait sans rien dire pendant que je parlais à vitesse grand V comme pour que le jugement vienne plus vite, que je sois débarrasser de ca une bonne fois pour toute. La porte s’ouvrit, Seth et Caleigh se tenait là, dans l’encadrement de la porte. Seth avait l’air grave, Caleigh était prêt à bondir, il jouait avec un couteau. Je n’imaginais que trop bien la scène si elle se rembarrait…

    -Maintenant tu as deux choix. Etant donner que tu connais notre secret absolu…
    -Parce que c’est ça ton secret absolu, Caleigh ?! Trancha-t-elle la voix hargneuse, les yeux lançant des flammes.
    -Je disais donc, reprit-il en l’ignorant. Soit tu accepte et tu es des notres. –Elle grimaça en le regardant, apparemment l’idée d’avoir quoi que ce soit en commun avec lui était plus que dérangeant-, soit je vais devoir appeler la femme de chambre pour nettoyer le sang qu’il y aura sur le plancher. A toi de voir.


Elle les regarda, et chercha mon regard à moi. Je posais avec appréhension mes iris gris dans les siens et attendit. Ses sourcils légèrement froncés –chose qui arrive toujours avec Cal’ dans les parages- se détendirent en se posant sur moi. Elle sourit, et hocha la tête. Mon cœur se libéra. Je me rappelais de respirer. Elle toisa mon amant de son œil critique et se leva, prit la fiole que je tenais dans ma main, se plaça devant lui, attrapa le couteau au vol et bu la fiole d’une traite sous l’œil étonné de Caleigh. Amusé de Seth, et le mien… Heureux.

    -Il est hors de question que je la laisse toute seule avec toi. Criminel de bas étage.
    -Comme tu voudras, fille des rues. Seth ! Appela-t-il en s’en allant vers les étages inférieurs.



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Adrénalia Rider Inserra

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MessageSujet: Re: Un soupçon d'Adrénaline.   Sam 21 Aoû - 22:08

ASHENRAY
Dragon D'Adrénalia





Les flammes
de l'Enfer

Je suis indomptable
mais seule une personne peut me contrôler.
Celle que j'ai choisie.
CARTE D'IDENTITÉ


DATE ET LIEU DE L'ÉCLOSION: Californie.
RACE: Pansedefer Ukrainien
COULEUR DES ÉCAILLES: Noir bleuté.
COULEUR DES YEUX: Rouge flamboyant.
MAGIE ASSOCIÉE: Le Feu.





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Un soupçon d'Adrénaline.

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